
MOT DE L’ÉDITEUR :
HISSER LE PAVILLON
La pandémie n’en démord pas… et nous non plus. Tout au long de l’automne 2020, l’indéfectible fidélité du lectorat envers les écrivaines et les écrivains de la maison les a rassérénés, confortés, ravis, émus. La lecture de leurs œuvres – fictions, essais, romans jeunesse – a fait ses preuves : elle est un service essentiel, et la littérature, un vaccin efficace contre la morosité, l’angoisse, la mine basse, le moral en berne.
Notre hiver-printemps fait entendre cette année des voix vives, graves et légères – Kiev Renaud, Esther Laforce, Julie Bosman, Sarah Lalonde, Tassia Trifiatis-Tezgel, Alexis de Gheldere, Marie-Ève Fortin-Laferrière –, résolument d’aujourd’hui, dans un monde meurtri qui se bat pour sauver ses mères et ses pères, ses filles et ses fils. Notre saison littéraire apporte force et courage, elle dénonce, analyse, réconcilie, pleure, écorche. Et gratte le bobo quand il le faut, avec notamment Clark ou La peau de l’ours, récit fictionnel de Martin-David Peters dédié aux Comédiennes et comédiens issus de la diversité, et Je suis le courant la vase, roman de Marie-Hélène Larochelle qui explore la trouble relation de pouvoir et de vouloir dans l’univers des nageuses de compétition.
Enfin, deux bonheurs de lecture par deux grandes voix de la maison : Parole tenue, chroniques du premier confinement par Wajdi Mouawad, avec quelques pages éblouissantes sur Montréal, et Arbre de l’oubli, très beau roman de Nancy Huston, dans la haute force d’écriture de Lignes de faille.
La littérature ne baisse jamais pavillon.
Pierre Filion
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COLLECTION “NOMADES”
